AUX BILLARDS ANCIENS
Patrick Carrière

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BILLARDS : LE CHEMIN EMPRUNTÉ



Patrick Carrière – Artisanat Ebénisterie Restauration Transformation de Billards – Accessoires – Achats & Ventes
76 Rue du Stade – 33240 Gauriaguet – (+33) 05 57 58 33 90


Patrick Carrière est né dans le Bordelais. Très jeune, il montrait déjà un goût prononcé pour les activités manuelles, raffolant démonter, remonter et comprendre le « comment ç'est fait » de tout ce qui lui passait entre les mains. Mais, au début, comme pour ses copains : le lycée, les devoirs et quelques sorties. Et puis, un jour, le choix de l'avenir professionnel s'impose. Sensibilisé aux essences de bois, il est désireux de savoir les utiliser pour en faire ces jolies choses qu'il effleure d'un geste caressant. C'est décidé. Il aime le bois, ses parfums, ses textures, ses couleurs. Pour lui, ce sera l'autre chemin. Celui de l'ébénisterie.


Septembre 1979. Il débute comme apprenti ébéniste chez un professionnel de renom à Caudéran, en banlieue Bordelaise. Monsieur Beaugé devient son premier mentor. Non seulement, il lui transmet les bases techniques de la fabrication du mobilier, mais surtout, il développe en lui l'amour du travail du bois et du travail bien fait, celui de « la belle ouvrage » comme on disait alors. Ces trois années de formation appliquée sont mises à profit. Mais, les vacances semblent de bien courtes durées.


Devenu à son tour ébéniste qualifié, diplôme en main, Patrick continue à parfaire sa technique, ravi de travailler un an encore sous les enrichissantes directives de son guide. Avide d'étendre ses compétences, en octobre 1983, la maison Galinié, antiquaire de grand renom à Bordeaux, lui offre d'assurer la restauration de meubles anciens. Enchanté, il accepte de suite. Il se perfectionne ainsi durant les cinq années qui suivirent, entouré de superbes meubles anciens de toutes les époques qu'il apprend à connaître dans les moindres détails et auxquels il aime redonner, avec patience et beaucoup d'adresse, la facture et l'éclat d'antan.

Amateur de parties de billard, il apprend que la réputée société Chevillotte recherche un ébéniste pour la fabrication et la restauration de billard. Très motivé, il dépose spontanément sa candidature. C'est ainsi que, début 1988, sélectionné non sans une petite fierté bien naturelle, il découvre enthousiasmé, sous les instructions d'un maître de l'art, toutes les techniques de fabrication de billard. Grâce à beaucoup de travail impliqué tout au long de ces cinq années, il acquiert le minutieux savoir faire d'un grand billardier.


Oeuvrant toujours chez ce spécialiste, il a déjà atteint le plus haut niveau de compétence et dispose depuis d'une grande autonomie dans l'organisation de son métier. Le désir de devenir artisan, comme celui de l'indépendance, se fait plus pressant. Toutefois, délicat dilemme, il s'interroge souvent sur les moyens de se lancer seul, alors qu'il bénéficie à la fois d'un travail très motivant et de la garantie d'un revenu stable, au sein d'une entreprise dans laquelle il se sent bien. Quand, en novembre 1992, touchée par la crise, celle-ci est contrainte à des licenciements économiques. Pour lui, c'est comme une sorte de coup de chance. Sa décision est prise. Patrick crée sa propre entreprise.


Des nuits blanches. Des journées de démarche. En avril 1993, très heureux, il ouvre sous l'enseigne « Brocante, Ebénisterie, Restauration de meubles et Fabrication de billards », sa boutique, située à Sainte Eulalie près de Bordeaux, qui dispose d'un grand local, facile d'accès. Utilisant d'arrache-pied toutes les cordes de son arc, il réussit à franchir les difficultés, tant matérielles que professionnelles, grâce à sa solide volonté et des temps de travail sans fin, passés aussi chaque week-end sur les marchés et brocantes, en toutes saisons. Au-delà de cette activité, physiquement éreintante à déplacer sans cesse de lourds meubles et objets, dont il rénove avec soin une bonne partie, il devait se faire un nom auprès d'autres antiquaires et brocanteurs pour y d'être reconnu en qualité d'acheteur rénovateur de billard, ce qui ne manqua pas d'arriver.


Après sept ans d'artisanat polyvalent très prenant, il se remet en question. Motivé, il ouvre son site sur Internet et abandonne la partie brocante pour se consacrer entièrement au billard : ce meuble si particulier qui ne supporte aucune imperfection. Il se lance à fond dans l'art artisanal de la restauration de billards anciens : sa passion, son vrai métier, avant tout ! Résolu et disposant de billards de tout styles accumulés depuis le début de son installation, dont certains sont en très mauvais état, il prend à coeur de leur restituer tout leur prestigieux cachet, dans le respect le plus strict des règles de l'art qu'il domine si parfaitement, leur offrant ainsi une longue et belle nouvelle vie. Et, lorsqu'il est sollicité en ce sens, il en transforme d'autres avec autant de diligence, d'efficacité et de plaisir, afin de satisfaire au mieux toutes les attentes de sa clientèle, fort désireuse de posséder un meuble irréprochable pour s'adonner à d'excellentes parties.


Ce passionné a donc depuis l'an 2000 recentré son activité et étendu son entreprise. Il achète, rénove, transforme, vend et livre des billards anciens aux quatre coins de la France pour le plus grand bonheur de ses clients. Aujourd'hui reconnu pour ses compétences, son sérieux et son amabilité, apprécié de ses clients, ainsi que de ses pairs comme de bien d'autres commerçants et artisans de la région Bordelaise, il a été élu Président de l'association de la Foire des Quinconces, qui reçoit des milliers de visiteurs venant de toutes parts, de France, d'Europe et d'ailleurs.


C'est pourquoi maintenant, grâce à toutes ses années d'expérience, Patrick Carrière est en mesure d'apporter une information en base à tous ceux que son métier tenterait pour y construire leur avenir. Mais, attention, au-delà de son chemin emprunté, c'est avant tout la compétence, renforcée d'un impliquant et lourd investissement personnel, qui fera toute la différence.
Et, ce qu'il n'avoue jamais ou presque, c'est qu'après avoir installé la dernière pièce vitale du billard, le tapis, sous le regard attentif de son client, il s'offre le plaisir du premier coup de queue, pour jouir un instant du résultat de son bel ouvrage dont il garde quelque généreuse et légitime fierté, juste avant que son client ne jubile d'un trop d'impatience...


Brigitte Verne, Chronique Parisienne, septembre 2004.